Comptes Rendus

La Pastourelle 2018

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A l’occasion de la 20e édition de la Pastourelle, de nombreux Rapvistes se sont donnés rendez-vous aux pieds des volcans d’Auvergne. Le week-end de la Pentecôte s’annonce comme un grand week-end cohésion pour le club et de belles rencontres avec toutes les familles.

Salers, lieu de ralliement et ville de départ pour les traileurs, c’est sous le soleil que nous nous retrouvons pour le retrait des dossards. Pas moins de 19 Rapvistes se sont alignés sur « Le Grand Cirque » avec 53 kms et 2670 de D+ (annoncés car réellement on était autour de 2500) et 1 petit nouveau (Cyril) sur le 32 kms et 1150 de D+ pour qui c’était son 1er trail « montagne ». A noté la présence de 2 fous sur le 57 : Martin le stagiaire de Guillaume.J qui a déjà fait quelques courses mais jamais ce genre d’épreuve et David le collègue de Maud et Guillaume, kiné, dont le physique s’apparente plus à un rugbyman qu’à Kilian Jornet.

Les festivités ont commencé pour nous dès le samedi puisque 6 de nos enfants ont participé à l’ensemble des courses proposées. Il faut souligner la présence de deux « petits Jourdains » sur les podiums, oui la compétition c’est dans le sang! Peu de temps après, deux femmes (compagnes Rapviste) participent à la Buronnière, une course de 10 kms exclusivement féminine autour de la cité médiévale à travers sentiers, pâturages et chemins communaux. Le départ est donné à 16h sous un très beau ciel bleu et au cœur de Salers, une belle ambiance! Emilie Bouyer qui a fait plus de 6h de route le matin avec sa petite famille n’est pas venue pour enfiler des perles au salon de thé, l’adhérente du Jogging Club du Poiré arrache la 7e place en 49:33, impressionnante! Claire Gouas pour qui c’était son 3e trail se surpasse en prenant la 100e place sur 266 participantes. Faut dire que la qualité des supporters vendéens était au top niveau et ça motive!

De retour au campement perdu en pleine campagne à 30 minutes de Salers, nous nous retrouvons pour arroser les courses de la journée et préparer celles du lendemain. Certains novices posent mille questions aux plus expérimentés (tu mets quoi dans ton sac?, tu prends des bâtons?, et les ravitos c’est quand? et toi tu cours avec qui?) alors que d’autres prennent des bières à 9°C parce que c’est  ÇA  le secret pour éviter les crampes! Ok, on verra…

Après une bonne nuit dans l’ensemble, départ un peu avant 7h du camping pour rejoindre Salers avec un ciel plutôt nuageux de bon matin, la veste sera peut-être utile dans la journée!  Nous regagnons la ligne de départ en haut de la cité médiévale nous sommes 16 garçons et 3 filles au milieu des 750 coureurs. Thomas Coutand (ancien du RAPV) nous rejoint au départ, c’est sympa de le revoir!

8h, le départ est donné pour une belle balade.  Même si l’ambiance est festive, les premiers kilos ne sont pas évidents, on descend les petites ruelles pour monter directement dans un chemin humide où se mêle rochers et hautes herbes. C’est sympa mais on est nombreux et il faut gérer le trafic et l’allure. Rapidement, nous sommes dans les champs et le terrain des belles bêtes à cornes, ont a pas fini d’en voir ! Comme à son habitude, notre expert de la montagne David Luttiau est parti aux avant-postes, suivi du groupe Guillaume Jourdain, Emilier Bertheau, Mika Bouyer, Martin le kiné stagiaire, Elie Sionneau, Quentin Jauffrit et Guillaume Gouas ; juste derrière le groupe de Jérémy David, Julien Brianceau, Pascal Richard, Nicolas Pascreau et Olivier Lecornec ; un 3e groupe constitué du duo Alexis Moreau et Jonathan Pajot ; et enfin du 4e groupe constitué de Claire Martineau, Elodie Brianceau et des kinés David et Maud Le Picard.

Après un 1er ravito au 5e km où peu de gens s’arrêtent, nous traversons le Col de Néronne pour gagner Impramau (1370m). Puis c’est la dévalade sur presque 5 kms jusqu’au fond de la vallée de la rivière à travers des bois sombres et boueux. Certaines sections sont piégeuses avec les feuilles mortes et les descentes techniques. Nous arrivons au plus bas, Le Falgoux où les familles nous attendent au ravitaillement. Les groupes Rapvistes sont alors bien dispersés sur le parcours mais toujours formés. On attaque alors la première longue difficulté avec la montée au plateau du Luchard (628m de D+). Les cuisses en prennent un coup et les p….n de crampes font leur apparition en ce qui me concerne tout comme Quentin. Nous laissons Mika et Elie partirent et nous restons ensemble Quentin et moi pour nous soutenir et je sais qu’à ce moment là de la course (mi-parcours) nous devons rester ensemble pour finir parce que ça va être galère. Nous filons plein Sud, vers Le Puy Mary en suivant les crêtes volcaniques, on a même la chance de courir (ou plutôt marcher) sur les dernières neiges. Les paysages sont magnifiques depuis le début, de la verdure à perte de vue, ça change des Pyrénées!

Kilomètre 32, nous arrivons au gros ravitaillement du Col du Pas de Peyrols. Quelle vue! C’est superbe! Les sentiments sont partagés, d’un côté nous sommes heureux de nous ravitailler en compagnie de nos fidèles supporters, de l’autre un gros caillou devant nous et là on se dit que ça va piquer! Aller, une petite soupe chaude, un bisou et c’est reparti pour l’ascension du Puy Mary qui culmine à 1783m. Nous l’attaquons par derrière telle une meute de loups bien déterminée à combattre (Freddy Remigereau sort de ce corps!). Faut dire que le chemin pour monter est bien plus sympa que la descente sur les grandes marches de béton, non? Nous croisons dans la montée un gros groupes avec 3 joëlettes et vu la pente, ils ne sont pas prêt d’arriver, quel courage!  Sur la dernière section je regarde ma vitesse et ma montre indique 1.8 km/h, un peu léger pour un loup déterminé! Arrivés en haut du Puy Mary, il y a pas mal de monde pour nous encourager et ça fait plaisir. Nous prenons le temps de faire une photo sans trop trainer, le vent souffle et ce n’est pas chaud. Avec un gros enthousiasme de coureurs crampés nous descendons les longues marches en béton péniblement, la descente est un enfer pour Quentin, qui pestera à voit haute « c’est crêtins de maçons » ! Nous apprendrons plus tard que le 1er aura mis 1/4h pour monter et descendre contre prêt de 3/4h en ce qui nous concerne, on n’est pas sur la même planète… Une fois en bas, surprise, on retrouve les copains au ravito qui eux s’apprêtent à faire l’ascension, la fine équipe : Juju, Jérémy, Pascal, Nico et Olivier.  Un petit message d’encouragement du genre : « aller les gars, vous aller bien en chier ! » (et oui ça sert à ça les copains) et hop direction le bitume sur un gros km pour rejoindre le prochain sentier, horrible pour nos jambes cette partie.

 

 

 

De retour sur la terre souple, nous faisons 500m et là un gars de l’organisation nous interpelle pour nous prévenir que le parcours est modifié en raison d’un récent éboulement sur le sentier. Il nous dit : « vous voyez le panneau jaune ? et bien vous montez là-haut au droit ! » On se tape alors une montée sèche dans les herbes hautes genre km vertical, Quentin monte plus vite que moi mais on reste au contact et on avance lentement, c’est vraiment raide et les bâtons sont bien utiles! Nous arrivons au sommet du Col de Redondet et on enchaine aussi tôt plusieurs grimpettes sur 7 kms avec la Roche Taillade, le Roc d’Hozières et le Roc des Ombres pour atteindre le dernier sommet du Puy Violent. Nous croisons alors sur cette portion de nombreux coureurs du 32 kms et j’ai une grosse pensé pour le p’tit frère qui, seul, est parti faire son premier vrai trail. J’espère qu’il prend autant de plaisir que nous, les panoramas sont splendides, on en prend plein la vue.

Le moment tant redouté par Quentin arrive : une descente de 9 kms pour regagner St Paul de Salers. Moi, je suis soulagé de descendre mais mon acolyte souffre de crampes sur les descentes. Ça va être long mais on va y arriver ensemble. On a eu un superbe temps jusqu’ici mais le ciel devient de plus en plus menaçant et l’orage gronde au loin, pourvu qu’il passe à côté… ça déroule plutôt bien en ce qui me concerne, les jambes sont dures mais je prends du plaisir, on croise beaucoup de randonneurs sur le 32 kms qui nous encourage, c’est chouette. La descente se fait à travers les pâturages, l’ambiance est au calme et le paysage toujours aussi vert. Je prends maximum 50m sur Quentin qui serre les dents pour supporter ses crampes. Je ne veux pas partir, il m’a tiré dans les côtes, à mon tour de l’attendre. Nous arrivons au plus bas du parcours à St Paul de Salers, 808m de D- depuis Le Puy Violent, c’est le dernier ravitaillement avant de rejoindre l’arrivée à Salers, plus que 2 kms et 175m de D+. Mentalement cette dernière montée est éprouvante mais on sait qu’on va finir et le moral reste bon. J’encourage un peu plus Quentin, on entend de plus en plus les spectateurs et le speakeur à l’arrivée, ça sent bon! Plus que 500m, je laisse Quentin pour prendre le plaisir de courir sur la dernière côte qui mène en haut de la cité, j’ai les jambes et c’est le bonheur de finir comme ça ! Je croise les copains déjà arrivés et ma p’tite famille derrière les barrières, mission accomplie : finir le trail, 7h50 et des images plein la tête, que du bonheur! Quentin arrive juste derrière et me remercie de l’avoir attendu et ça aussi c’est une récompense. En résumé, un très beau parcours, plus technique que je pensais, je reviendrai plus préparé la prochaine fois et j’espère avec moins de crampes!

Pour le RAPV, la satisfaction est générale puisque tous terminent le parcours avec les résultats suivants :

Sur le 53 kms :

Guillaume JOURDAIN : 38e en 6:22:18

David LUTTIAU : 39e en 6:22:18

Emilien BERTHEAU : 53e en 6:42:26

Mickaël BOUYER : 146e en 7:26:41

Elie SIONNEAU : 158e en 7:28:34

Guillaume GOUAS : 212e en  7:50:14

Quentin JAUFFRIT : entre 215e et 220e place (problème de chrono)

Alexis MOREAU : 219e en 7:52:12

Jonathan PAJOT : 135e en 7:25:02 (chrono affiché sur les résultats ! ?)

Martin : problème de chrono également

Jérémy DAVID : 346 en 8:40:43

Julien BRIANCEAU : 352e en 8:44:46

Olivier LECORNEC : 463e en 9:24:47

Pascal RICHARD : 464e en 9:24:48

Nicolas PASCREAU : 465e en 9:24:48

Thomas COUTANT : 466e en 9:25:12

David BICHON : 534e en 9:25:35

Claire MARTINEAU : 535e, 72e F en 9:54:36

Elodie BRIANCEAU : 593e, 83e F en 10:37:09

Maud Le Picard : 594e, 84e F en 10:37:13

Sur le 32 kms :

Cyril GOUAS : 653e en 4:53:11

 

Bravo à tous !

Guillaume Gouas

3 réflexions au sujet de « La Pastourelle 2018 »

  1. Merci mon Guigui de nous faire vivre ,a travers ce beau récit , cette expérience extraordinaire qu ,est le trail !!! Ce partage entre copain est juste magnifique !! Une maman tres fière de ses gars !!

  2. Félicitations mon filleul, ainsi que Cyril et Claire, et bien sûr toute votre équipe. Merci pour ce beau récit. Garde le , pour plus tard, tu en feras un livre.

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